Ces petits riens #7


– une grande victoire sur soi, une nuit d’ivresse, un nuage

– du conditionnel passé et des « j’aurais tant aimé »

– savoir d’avance que l’on sera déçue, et se perdre, malgré cela, imprévisible, dans Paris la rouge

– du vin grec jaune et des rires magistraux

– des gravures empreintes de blanc

– être au monde, heureuse

– la profusion de sentiments et les personnes, grises d’elles-mêmes, qui ne restent pas

– s’abreuver de mots et de grandes embrassades rousses

– partir sans se retourner d’un pas blanc, assuré

– un kebab improbable dans une nuit d’encre

– un appel dans la nuit et des jambes qui chancellent

– rester sur le pas de la porte et s’asseoir sur le tapis rouge

– le surgissement de soi et l’espoir fol, violet et vain que l’on voudrait assassiner à coup de machette exotique pour le faire taire définitivement

– peindre son cœur de gris, le bâillonner le temps de retrouver la couleur/ attendre que tout change/ étirer un sourire long et sincère

– penser, oublier de comprendre, ne pas s’appesantir

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