l’absence #4 bribes


C’est le moment cousu de fil rouge. Une attente incertaine, se dit-elle.  Une page blanche. Tout y reste encore à tracer. Écrire. Longtemps. Écrire, loin. Loin au soleil brûlant. La page reste vide. Des bribes de soi collées, accrochées à ces lèvres. Écrire.  Ne plus voir. Penser blanc. Tracer blanc. S’aveugler au fer blanc. Écrire les déceptions. Ce que l’on ne voit pas. Qui reste. La distance. Se détacher. Ne pas oser dire. Ne pas trouver les mots. Se détacher. Écrire. La page reste blanche, comme la Russie. La mer grisâtre today. Écrire ce que l’on a cru quelques mois auparavant. Prendre la tangente. La distance à son cou et s’y pendre. Écrire. Et la page reste blanche. Se tromper. Raturer sa vie comme on la rate et se méprendre de tout. Détremper les émotion en creux. Oubliez et ne pas se teindre à nouveau d’espoirs amicaux. Écrire en gardant la page toujours blanche.

 

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