À lire, à écouter, (à voir), Electronic City de Falk Richter, L’Arche, réalisation radiophonique Jean Couturier, France Culture



<p><a href= »https://vimeo.com/159968729″>Electronic City by Falk Richter, Directed by Ildiko Nemeth March 18th – April 3, 2016</a> from <a href= »https://vimeo.com/newstagetheatre »>New Stage Theatre Company</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

Falk Richter, auteur allemand, étrangement méconnu au Royaume-Uni est l’un des dramaturges actuels parmi les plus novateurs et féconds. Ces pièces sont des condensés de réel baignant dans notre actualité, et aux dénonciations acides des travers de notre société.

Electronic City raconte une histoire d’amour sur fond de mondialisation, ou inversement, des villes tentaculaires, toutes identiques. Un cauchemar dans lequel l’homme baigne déjà. Joy et Tom, amants racontent leur vie et leur rencontre pour un documentaire sur la mondialisation. Joy est caissière « volante » dans les Prêt-à-manger c’est à-dire qu’elle part d’un aéroport à un autre. Tom, lui, est un homme d’affaires qui va de pays en ville, à New-York, à Berlin, Seattle dans des hôtels qui tous se ressemblent, comme les villes, d’ailleurs.

 

Un extrait :

 » TOM. On est tous à terre. Personne ne bouge plus, tous regarde les restes d’avion écrasés et tous les tableaux indiquent

Canceled ou twelve hours delay

– Votre propos c’était aussi de

– oui, absolument oui : trade : voie, valeurs et marchandises dans le commerce mondial actuel, nouveaux horizons, la consommation comme objectif de vie, l’architecture du business, la flexibilité devient un type de comportement imposé, nouvelle forme d’amnésie, perte d’histoire, incompréhension de son propre mode de vie hystérique, ainsi l’obligation de participer, de s’adapter, se transforme en liberté de s’exprimer, de s’accomplir ; mise en scène de la politique mondiale : la production des images, la réalité  du marché et de la guerre, des processus incontrôlables forment ensemble un système incontrôlable, dont le fonctionnement est devenu incompréhensible et qu’on ne peut finalement plus représenter sous forme d’image ou de récit, puisqu’il est lui-même image absence de narration, si vous comprenez ce que je veux dire

-oui, enfin ça je comprends, je comprends totalement.

-Cut ! Plan d’une jeune femme en sueur, cheveux noirs, transparente, pas de signes particuliers,

-son premier jour de travail comme employée à temps partiel au lounge de l’aéroport de

-disons…

-Londres, Seattle

-Rome

-Sydney, Madrid

  • New York

-Hamburg Berlin Tokyo

-Mexico city Atlanta

-Rome

-On l’a déjà dit, Rome

-son premier jour dans cette filiale

-peur sur son visage

-peur croissante

-elle est « vacataire », « employée standby », comme on dit

-vers 22 heures, elle reçoit son planning par mail et est envoyée à différents endroits du monde, au cas où quelqu’un manquerait quelque part.  »

Electronic City, Falk Richter, traduction Marcel Lucinger, L’Arche.

Avec : Alys-Yann Schmitz, Arnaud Bédouet, David Gérard, Neta Landau, Marie Charlotte Dussart, Anne-Lise Main, Nicolas Barbier 

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=160e7fc0-50db-435c-a0d8-ab4bd5edeb6d

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