#14 Premières lignes, Chelsea Hotel, Jean-Pierre Cannet, Éditions Théâtrales


 Chelsea Hotel,  est un palace, dans un pays en guerre, et le point de départ de l’itinérance du personnage principal Sol. Sol est journaliste et nous raconte son enlèvement dans ce pays en guerre, qui ne sera jamais nommé car au fond cela n’a pas vraiment d’importance. Pour traiter du sujet de la prise d’otages, Jean-Pierre Cannet fait alterner différentes voix qui se répondent en échos et s’entrechoquent l’une contre l’autre comme autant de mondes différents : celle du journaliste, de sa fiancée, des ravisseurs, d’un ministre, cette alternance confère une tournure aux dialogues parfois proche de l’absurde.  

Sa langue, magnifique et extrêmement poétique, résonne encore longtemps après la lecture.  Ce qu’il a voulu écrire nous dit-il :

« C’est le croisement entre le destin d’un homme, seul, en proie à ses vertiges, et celui de notre monde désenchanté qui superpose les images, consomme l’amour comme la violence. Ce qui m’intéresse c’est de proposer une fable moderne avec son rituel de mise à mort. Davantage que de la guerre, je voudrais parler de la guerre d’un homme avec lui-même (…), sa guerre intérieure avec sa part de fantasmes, de peurs d’enfance et de rêves (…) » 

J’espère que cette pièce sera montée un jour car non seulement la narration y est originale, les personnages étonnants, mais la langue délicate pour un sujet aussi imposant vaut également le détour.

Chelsea Hotel, Jean-Pierre Cannet, Editions de l’Arche a été nominée au prix Godot des Lycéens.

Ce rendez-vous, les premières lignes d’un livre est proposé d’après l’idée originelle de ma lecturothèque qui publie sur son billet consacré, la liste des blogs qui y participent dont :

Les Livres de George
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Songes d’une Walkyrie
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Camellia Burrows
Au bazar des mots
Akatsuki no manga
Mon univers fantasy
• La bibliothèque de Céline
Charlène Voirin
Eléonore B

6 commentaires

  1. J’adore ! Au début j’ai eu peur que ce soit trop littéraire et c’est souvent difficile quand le texte se suffit à lui-même pour y ajouter le supplément d’âme au théâtre. Et puis au fur et à mesure je me suis laissée entrainer. J’adore les cassures de rythme, les interventions extérieures, le sérieux de l’histoire et le cynisme dedans. Camellia, j’ai envie d’acheter tous les livres dont tu nous parles ! C’est super 🙂

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